OFA, après avoir révolutionné le système éducatif français, révolutionne l’enseignement de la littérature en classe de première.
Alors qu’un jeune sur cinq affirme ne pas lire du tout1 et que les adolescents ne consacrent plus que 19 minutes par jour à la lecture contre 3h11 sur les écrans2, les résultats exceptionnels de nos élèves aux EAF 2025 démontrent qu’une autre destin est possible et qu’un autre avenir est laissé à ce qui fait la grandeur de l’humanité : la littérature.
La vie d’un Junior OFALycéen
Avant de rentrer dans les arcanes de cette réussite, je voudrais prendre le temps de décrire la vie d’un élève au « profil américain » dans le « système US » en classe de première, année à laquelle les élèves français sont invités à passer les EAF. Car contrairement à l’image d’Epinal que la France a souvent des études secondaires aux Etats-Unis, étudier au pays de David Thoreau, qui plus est en Junior year, n’est pas de tout repos. Tout d’abord, l’année de Junior est celle où la charge académique est maximale : les élèves prennent souvent trois ou quatre APs (cours de niveau universitaire) qui auront lieu en mai (le mois des EAF aux USA), se préparent aux SAT (équivalent d’un concours d’entrée à l’université), voient leur fin de semaine accaparés par les college tours et les préparations supplémentaires aux dits examens. A cela, il faut ajouter que les notes de Junior sont celles qui comptent le plus dans les candidatures universitaires, que les élèves commencent à rédiger leurs premiers essais personnels pour les colleges… D’autre part, les élèves américains, en sus de leur trois ou quatre heures de devoirs à la maison, doivent suivre au moins une activité sportive intense (deux heures par jour minimum) avec les compétitions et déplacements que cela incombe. Enfin, ils se livrent généralement à du bénévolat de manière hebdomadaire pour se former au don de soi et faire reluire leurs dossiers de fac. Et, entre tout ça, ils apprennent à conduire pour pouvoir se conduire à leurs activités extrascolaires. J’oubliais : « Avoir un travail » est important dans son dossier… universitaire, adieu donc ce qui restait des week-ends.
Pour le dire clairement : ils n’ont pas une minute à eux.
Et ce sont ces élèves-là, qui trouvent le temps, la force et la patience d’étudier à OFALycée les quatres œuvres du programmes de l’Education Nationale, parmi lesquelles vous trouverez, en autres réjouissances, du Rabelais, du Rimbaud, du Balzac et du Musset… Ce sont ces élèves-là qui trouvent le temps, la force et la patience de rédiger des dissertations, des commentaires littéraires de textes et de produire des explications linéaires « à la française » (entendre : structuralistes, formalistes à des années-lumière de la dimension expérientielle et empathique du système américain).
Vous me répondrez : « OFALycée fait cela avec succès depuis cinq… quid novi sub sole ? »
Reprenons les explications. Voici le défi que nous nous étions lancé il y a un an : permettre à tous nos élèves de pouvoir présenter les EAF – et pas seulement à ceux dont le projet est le retour nécessaire et inéluctable en France. Mais ceux dont le projet est de rester aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’est né, sous ma houlette, le projet pilote du « Bac de français en 48h ». 32 semaines de cours. 1h30 par semaine. Pas une minute de plus ou de moins, exigence sine qua non de l’emploi du temps des Juniors d’OFALycée. Généralement, pour un élève classique de première à OFALycée en classe de première, il faut compter 1h30 de cours et 1h30 de devoirs à la maison + 3 bacs blancs. Environ 110 heures d’investissement de temps. Il fallait donc trouver, pour nos Juniors OFALycéens, un passage secret pour gagner du temps et que tout tînt en la moitié de temps : cours, devoirs et bacs blancs.
À titre de comparaison, un lycée français de référence à l’étranger affichait en 2024 une moyenne de 12,23/20 à l’écrit et 14,12/20 à l’oral, soit environ 13,17/20 de moyenne générale. Nos élèves d’OFALycée, au « profil américain » scolarisés dans le système américain surpassent donc cette performance de référence, démontrant l’efficacité de notre méthode pédagogique révolutionnaire.
Bien sûr, pour des raisons évidentes de propriété intellectuelle, nous ne révèlerons pas le secret de la méthode OFALycée. Et de toutes les manières, ce n’est pas le détail qui nous importe ici mais les principes qui ont permis ces résultats exceptionnels.
À OFALycée, les élèves apprennent à écrire et à parler. « Apprendre » au sens où Lysias, Isocrate, Cicéron, Sénèque le Rhéteur et Quintilien entendent transmettre l’art oratoire à leurs lecteurs et élèves. Il s’agit donc dans un mouvement « révolutionnaire » de revenir aux Anciens et à l’efficacité de leur enseignement. Par-delà les modes et les tendances éducatives.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une révolution au sens premier du terme. Le mot « révolution », avant de désigner les bouleversements politiques et sociaux, signifie en latin le retour, la rotation complète qui ramène au point de départ. Dans le domaine astronomique, la révolution désigne le mouvement d’un astre qui revient à sa position initiale. C’est ce mouvement de retour aux origines que nous opérons à OFALycée : non pas un simple passéisme nostalgique, mais la conviction que les Anciens avaient compris quelque chose d’essentiel sur la transmission du savoir rhétorique que la modernité a oubliée. Retour aux étoiles qui nous guident depuis toujours.
Pendant des siècles, de l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, l’enseignement de la rhétorique a reposé sur des principes éprouvés par des millénaires de pratique. Les Romains, imbibés des Grecs, savaient former des orateurs capables de plaider au forum, de délibérer au sénat, de célébrer les grandes occasions. Ils ne se contentaient pas de théoriser sur l’éloquence : ils la transmettaient par un apprentissage méthodique, progressif, fondé sur l’exercice constant. Puis, au tournant du XXe siècle, quelque chose s’est cassé. L’enseignement de la littérature s’est détourné de cette dimension pratique pour devenir essentiellement analytique, théorique et structuraliste. La classe de Rhéto a disparu. Et la rhétorique est devenue suspecte.